Vivre avec le Syndrome des Ovaires Polykystiques
Vivre avec le Syndrome des Ovaires Polykystiques

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Comprendre le SPOK

Le syndrome des ovaires polykystique est le déséquilibre hormonal le plus répandu chez la femme en âge de procréer. Il est causé par un déséquilibre hormonal “d’origine ovarienne et/ou central (au niveau du cerveau)” * résidant dans la production excessive par l’organisme d’androgènes (hormones mâle), et plus précisément de testostérone.

*source Inserm

Vers une nouvelle identité ?

“Syndrome métabolique reproductif” ou “excès d’androgènes anovulatoire”

Les signes du SOPK

On répertorie une cinquantaine de symptômes liés au SOPK. Bien entendu, les femmes souffrant de SOPK ne présenteront qu’une partie d’entre eux, voire même aucun, dans certains cas.

 

  • Aspect kystique des 2 ovaires (pas systématiquement) : causé par les follicules immatures piégés à l’intérieur de l’ovaire et lui conférant un aspect bosselé
  • Chute de cheveux, alopécie
  • Hyperpilosité
  • Acné
  • Cycles irréguliers ou anovulatoires
  • Fausse couche
  • Anxiété, fatigue, maux de tête
  • Difficultés de concentration
  • Troubles de l’humeur
  • Troubles du métabolisme
  • Surpoids

Le déséquilibre hormonal

Le syndrome des ovaires polykystique est le déséquilibre hormonal le plus répandu chez la femme en âge de procréer. Il est causé par un déséquilibre hormonal “d’origine ovarienne et/ou central (au niveau du cerveau)” * résidant dans la production excessive par l’organisme d’androgènes (hormones mâle), et plus précisément de testostérone.

Les origines du SOPK

Le SOPK a une forte propention héréditaire : “entre 60 à 70% des filles nées de mères atteintes d’un SOPK développent des symptômes “. Cependant, aucun gène n’a pu être directement identifié comme étant à l’origine du dysfonctionnement. Seuls des gènes de “prédisposition” ont pu être répertoriés comme favorisant un “terrain”. Mais ces derniers n’expliqueraient que 10% des cas. L’épigénétique (impact d’éléments extérieurs sur l’ADN) est actuellement étudiée comme étant une des pistes expliquant l’hérédité de ce trouble

Source : Inserm

Les troubles associés

Une dysbiose intestinale

La dysbiose intestinale

L’ Estrobolome est un ensemble de bactéries constituant votre microbiote. Il participe à la régulation des oestrogènes et de ce fait, réduit le risque de développer des troubles liés à un excès d’oestrogènes (endométriose, cancer hormono-dépendant, SOPK…). Un déséquilibre de la flore intestinale peut favoriser l’hyperoestrogénie.

L’inflammation

Inflammation de bas grade => modification de la structure de l’insuline => ne joue plus son rôle hypoglycémiant => le sucre n’est plus absorbé par les cellules et continue de circuler dans le sang => le pancréas continue de sécréter de l’insuline => contribue au stockage du sucre dans les tissus adipeux sous forme de triglycérides (gras fabriqué à partir de sucre) =>  résistance à l’insuline => inflammation => cercle vicieux

L’hypothyroïdie

De nombreuses femmes souffrant de SOPK, connaissent également des troubles de la thyroïde (hypothyroïdie), et plus particulièrement la maladie d’Hashimoto, qui est une maladie auto-immune. L’hypothyroïdie est un trouble ayant pour conséquence le ralentissement du fonctionnement de la thyroïde. Celle-ci a un impact sur l’ensemble de l’organisme : le rythme cardiaque, la force des muscles, la mémoire, le poids, le niveau d’énergie, mais également sur la fertilité.

Dépister le SOPK

Les critères de Rotterdam

Pour être diagnostiquée => 2 de ces 3 critères mini

  • Cycles irrégulier
  • Hyperandrogénie (androgènes élevées =>hyperpilosité, alopécie, acné)
  • Aspect polykystique d’1 ou des 2 ovaires

de ces critères ont découlé 4 typologies distinctes

Typologie A

  • Hyperandrogénie
  • Cycles anovulatoires
  • Aspect polykystique d’un ou des 2 ovaire

Typologie B

  • Hyperandrogénie
  • Cycles anovulatoires

Typologie C

  • Hyperandrogénie
  • Aspect polykystique d’un ou des 2 ovaire
  • Cycles réguliers mais anovulatoires

Typologie D

  • Cycles réguliers
  • Aspect polykystique d’un ou des 2 ovaire
  • Pas d’hyperandrogénie

Le bilan hormonal

Afin d’émettre un diagnostique, votre médecin aura besoin d’un certain nombre d’éléments qui seront mis en évidence par un bilan sanguin. L’Assurance maladie recommande les dosages suivants :

  • FSH : hormone qui permet la maturation folliculaire. Son taux est généralement stable, légèrement supérieur au taux de LH, avec un pic au moment de l’ovulation. 
  • LH : La LH est également une hormone sécrétée par l’hypophyse, dont le rôle est de stimuler l’ovulation. Son taux est également stable, légèrement inférieur à la FSH, avec un pic au moment de l’ovulation. C’est cette hormone qui est détectée environ 24 heures avant l’ovulation par les tests disponibles en pharmacie.

Dans un contexte de SOPK, l’examen mettra en évidence un taux de FSH inférieur au taux de LH. Le taux de LH est très élevé, mais aucune des 2 hormones ne présente de pic. De ce dysfonctionnement hormonal découle une absence d’ovulation qui aura pour effet le manque de progestérone.

  • Androgènes : un taux élevé d’androgènes (et notamment de testostérone) est un des critères dits de Rotterdam

L’hyperandrogénie a pour conséquence de favoriser l’hyperpilosité, l’alopécie et l’acné. 

  • Prolactine : la prolactine est une hormone également sécrétée par l’hypophyse. Elle a pour propriété de favoriser la lactation, mais également de bloquer l’ovulation
  • TSH : il s’agit d’une autre des  hormones sécrétées  par l’hypophyse. Elle module l’action de la thyroïde afin de réguler la fabrication de T3 et T4. Lorsque la thyroïde sécrète moins de  T3 et T4, l’hypophyse augmente sa production de TSH afin “d’inviter la thyroïde à se remettre au travail” !  En parallèle, on vérifiera la présence d’anticorps anti-thyroïdiens afin d’écarter une éventuelle maladie d’Hashimoto, qui est une maladie auto-immune.
  • Estradiol
  • 17-OH Progestérone
  • Dosage AMH (recherches en cours à l’INSERM Lille)
  • L’échographie abdomino-pelvienne : elle permettra de mettre en évidence une multitude de petits follicules. Cet examen est cependant insuffisant à lui seul pour diagnostiquer un SOPK, certaines femmes pouvant présenter cette caractéristique à un instant T,  sans pour autant souffrir de SOPK.
 

La naturopathie ne remplace en aucun cas un traitement médical et la consultation d’un médecin, seul habilité à poser un diagnostique. La naturopathie a pour vocation de vous apporter  confort de vie, vitalité et  bien-être.

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